
Paroles
Milliards
On est des milliards à flipper
Entre les murs de nos croyances
A trouver refuge au cœur de la transe
Des milliards à se retaper
L’énième visite d’un passé
Par la lucarne des rêves éveillés
Des milliards au fond du sommeil
Dans cette hyperréalité
Où la raison vient mourir à nos pieds
Des milliards à plonger les mains
Au fond de ces boîtes à souvenirs
Et craquent nos sillons sous les saphirs
On est des milliards à rêver
A faire semblant de s’écouter
Quand nos corps brûlent de n’pouvoir se toucher
Quelques milliards à décrocher
Dès le début de la séance
Le cœur aligné sur d’autres fréquences
On est des milliards à rêver
A faire semblant de s’écouter
Quand nos corps brûlent de n’pouvoir s’échapper
Des milliards à nous retourner
Dans nos tombeaux climatisés
On est des milliards à s’être écorché
Des milliards, des milliards, des milliards, des milliards
Des milliards, des milliards, des milliards, des milliards
Mr Lonesome
On joue du pipeau à longueur de journée
Quelques variations sur la même rengaine
Les chefs d’orchestres agitent les mêmes baguettes
Sous les foudres du bout des peines
Post scriptum
Je suis Monsieur Lonesome
Lonesome ne veut pas être un loup comme
L’homme pour l’homme
L’homme pour l’homme
Improviser est perçu comme un couac
Y’a d’quoi trembler à l’ombre de son trac
Y’a de l’espace mais jamais assez d’places
C’est toujours une sombre affaire de classes
Post scriptum
Je suis Monsieur Lonesome
Lonesome ne veut pas être un loup comme
L’homme pour l’homme
Post scriptum
Je suis Monsieur Lonesome
Lonesome ne veut pas être un loup comme
L’homme pour l’homme
L’homme pour l’homme
Post scriptum
Je suis Monsieur Lonesome
Lonesome ne veut pas être un loup comme
L’homme pour l’homme
Post scriptum
Je suis Monsieur Lonesome
Lonesome ne veut pas être un loup comme
L’homme pour l’homme
L’homme pour l’homme
Un monde merveilleux
Bipède à la torche fière
Microbe armé jusqu’aux dents
Tu te pavanes au beau milieu
De ta propre cage en hurlant
Des raccourcis assourdissants
De débilité crasse
Pourvu qu’il y ait toujours deux camps
Et qu’il y ait de la casse !
C’est un monde merveilleux !
(Tanana, tanana, tana, taha)
C’est un monde merveilleux !
C’est un monde merveilleux !
(Tanana, tanana, tana, taha)
C’est un monde merveilleux !
Dans tes grands laboratoires
Tes lois se mordent la queue
Tournent en rond dans tes mâchoires
Brûlent sous la beauté des cieux
Tu as dégueulassé le monde
On voit partout gerber ta trace
On a toujours une bonne raison
De fuir la vérité d’en face !
C’est un monde merveilleux !
(Tanana, tanana, tana, taha)
C’est un monde merveilleux !
C’est un monde merveilleux !
(Tanana, tanana, tana, taha)
C’est un monde merveilleux !
Après moi le déluge !
Après moi le déluge !
C’est un monde merveilleux !
(Tanana, tanana, tana, taha)
C’est un monde merveilleux !
C’est un monde merveilleux !
(Tout est déjà programmé !)
C’est un monde merveilleux !
(Nous prenons l’eau de tous côtés !)
C’est un monde merveilleux !
(Les machines ont-elles des projets ?)
C’est un monde merveilleux !
Une drôle d’époque
Tout le monde se rue
Se marche dessus
Personne n’a vu
Trembler la petite fille aux allumettes
Tout le monde s’en moque
C’est une drôle d’époque
J’n’entends rien, je n’vois rien, je n’dis rien
L’enfant dormira peut-être…
J’n’entends rien, je n’vois rien, je n’dis rien
L’enfant dormira bientôt…
C’est une drôle d’époque !
Le monde est ainsi
Tais-toi et fais ce qu’on te dit
Et tournent les miroirs aux alouettes
Tout le monde s’empresse
De suivre son époque
J’n’entends rien, je n’vois rien, je n’dis rien
L’enfant dormira peut-être…
J’n’entends rien, je n’vois rien, je n’dis rien
L’enfant dormira bientôt…
C’est une drôle d’époque !
C’est une drôle d’époque !
Une drôle d’époque !
Ecran
Dématérialisé, je me découpe en selfies
Fossilisés dans des aires de stockages périphériques
Tout un monde bouge sous mon pouce, un monde à ma portée
J’ai tellement filmé que j’n’ai même plus le temps d’regarder
Ma vie tient dans un écran
J’y passe tout le plus sombre et le plus clair de mon temps
Ma vie tient dans un écran
Mon horizon tient dedans, sans lui plus rien n’a de sens…
Un écran de sûreté entre le rêve et l’éveil
Un moyen de matérialiser la vie rêvée
Best of de profils à la lumière préméditée
Je vois dériver dans les flux des bouts d’humanité
Ma vie tient dans un écran
J’y passe tout le plus sombre et le plus clair de mon temps
Ma vie tient dans un écran
Mon horizon tient dedans, sans lui plus rien n’a de sens…
J’enfonce des portes ouvertes avec mes vignettes sous le bras
Je fais la révolution partout où l’on n’se mouille pas
Le monde est transmuté dans ce cadre emmuré d’ennui
Je veux redevenir le chimpanzé des premières pluies
Ma vie tient dans un écran
J’y passe tout le plus sombre et le plus clair de mon temps
Ma vie tient dans un écran
Mon horizon tient dedans, sans lui plus rien n’a de sens…
Ma vie tient dans un écran
Ma vie tient dans un écran
Ma vie tient dans un écran
Plus c’est gros, plus ça passe
Je fais la pluie et le beau temps
Je souffle le chaud et le froid
C’est comme ça !
Moi j’ai toujours le dernier mot
J’en fais ma bataille, je jette le froid
C’est comme ça !
Plus c’est gros, plus c’est gros
Plus c’est gros, plus c’est gros
Plus c’est gros, plus c’est gros
Plus ça passe !
C’est moi qui dis, moi qui décide
Je gagne toujours la partie
C’est ainsi
Je suis le bien, je suis le mal
Le juge, la victime, jamais coupable
C’est comme ça !
Plus c’est gros, plus c’est gros
Plus c’est gros, plus c’est gros
Plus c’est gros, plus c’est gros
Plus ça passe !
Je suis le pourquoi du comment
L’envers du décor dans lequel tu dérapes
Je suis dans l’ombre de tes pas
Le type derrière les fils qui force ta marche
Plus c’est gros, plus c’est gros
Plus c’est gros, plus c’est gros
Plus c’est gros, plus c’est gros
Plus ça passe !
Plus c’est gros, plus c’est gros
Plus c’est gros, plus c’est gros
Plus c’est gros, plus c’est gros
Plus ça passe !
Plus c’est gros, plus c’est gros
Plus c’est gros, plus c’est gros
Plus c’est gros, plus c’est gros
Plus ça passe !
La vie ne s’achète pas
Consommez, consumez l’encens des trente glorieuses
Dépêchez-vous y’en aura pas pour tout le monde
C’est le ras d’marée des p’tits crédits
Les requins ont tous la gueule ouverte
Nagez petits poissons, approchez, approchez !
Notre simple arrivée dans ce monde est un prix à payer
Qui veut gagner cette course sans départ et sans arrivée ?
La vie ne s’arrête pas à l’achat d’une télé
A l’achat d’une voiture, à l’achat d’une maison
La vie ne s’arrête pas à l’achat d’une télé
A l’achat d’une voiture, à l’achat d’une maison
La vie ne s’achète pas !
La vie ne s’achète pas !
Attrapez le pompon, attrapez le phénix
Ressuscité des cendres de trente glorieuses
Brûlez vos ailes et vos yeux sous la stroboscopie
Du matraquage publicitaire de l’infini
Notre simple arrivée dans ce monde est un prix à payer
Qui veut gagner cette course sans départ et sans arrivée ?
La vie ne s’arrête pas à l’achat d’une télé
A l’achat d’une voiture, à l’achat d’une maison
La vie ne s’arrête pas à l’achat d’une télé
A l’achat d’une voiture, à l’achat d’une maison
La vie ne s’achète pas !
La vie ne s’achète pas !
Notre simple arrivée dans ce monde est un prix à payer
Qui veut gagner cette course sans départ et sans arrivée ?
La vie ne s’arrête pas à l’achat d’une télé
A l’achat d’une voiture, à l’achat d’une maison
La vie ne s’arrête pas à l’achat d’une télé
A l’achat d’une voiture, à l’achat d’une maison
La vie ne s’achète pas !
La vie ne s’achète pas !
La vie ne s’achète pas !
La vie ne s’arrête pas à l’achat d’une télé
A l’achat d’une voiture, à l’achat d’une maison
La vie ne s’arrête pas à l’achat d’une télé
A l’achat d’une voiture, à l’achat d’une maison
La vie ne s’achète pas !
La vie ne s’achète pas !
Problem Child
Un bon point si tu bosses, le couloir si tu bronches
A l’ombre du rendement je ne suis plus qu’un nombre
Qui traîne tout son ennui entre zéro et vingt
Je dois satisfaire quitte à me soustraire
Du jour au lendemain
Tout ce que je vaux tient maintenant dans un bulletin !
Tout marche à l’envers depuis ma naissance
Tout est verrouillé, moi j’en ai ma claque
Je ne récolte que des portes qui claquent !
Vous indiquer mes vœux à l’aube de ma vie
Pour m’orienter vers quoi, pour m’orienter vers qui ?
Mon score est bien trop bas pour continuer ainsi
A forcer ma marche sur vos routes mornes
Où l’ennui prend la barre
Comme dans ces cauch’mars d’où l’on n’peut foutre le camp !
Tout marche à l’envers depuis ma naissance
Tout est verrouillé, moi j’en ai ma claque
Je ne récolte que des portes qui claquent !
Tout marche à l’envers depuis ma naissance
Tout est verrouillé, moi j’en ai ma claque
Je ne récolte que des portes qui claquent !
Tout marche à l’envers depuis ma naissance
Tout est verrouillé, moi j’en ai ma claque
Je ne récolte que des portes qui claquent !
En compétition pour devenir vieux
On nous fait croire que…
On nous fait dire que…
Moi je reprends la liberté de…
Faire ce que je veux !
Fuir ce que je veux !
Faire ce que je veux !
Faire ce que je veux !
Fuir ce que je veux !
Faire ce que je veux !
Laisser faire
Télé bruit de fond
Télé bruit de couloir
Télé bruit pour rien
Télé pour les chiens
Télé invitée pour soirée entre amis
Télé contenance pour couple en péril
Télé G.O. dans les lieux publics où parler devient finalement inutile
Télé nounou, télé fille, télé gars
Télé binaire, rien à faire, on pense pour toi !
J’ai ma dose d’infos, ma dose d’images
J’ai ma dose de bruits, ma dose de carnages
On ne sauve le monde qu’à travers des séries
Des méchants, des gentils, un suppo et au lit
Qui porte le poids ?
Qui porte le chapeau ?
Qui paie les frais ?
Qui sème le chaos ?
Télé du drame ininterrompu
Comme si tout était perdu…
Laisser faire le silence
Laisser faire le vide
Laisser craquer les nuages électriques
Laisser faire la page blanche
Laisser faire les rides
Laisser poindre l’aurore au bout de la nuit
L’actu en continu
Un drame chasse le suivant
Comme on répète un mot
Jusqu’à le vider de son sens
On accélère pour tout
On accélère pour rien
Pressé de commencer, de finir, de manger, de dormir
Le temps rétrécit tout comme l’espace
Sommes-nous condamnés à courir sur place ?
C’est la double contrainte permanente
On nous culpabilise de bouffer la seule merde qu’on nous vend
De rester assis à fixer des écrans
Dans lesquels sont déviés nos temps
Temps d’écoute, de communication,
De gestion de compte et autres distractions
Pousse-au-crime à nos trousses
On nous met en garde de dangers dans lesquels on nous pousse
Laisser faire le silence
Laisser faire le vide
Laisser craquer les nuages électriques
Laisser faire la page blanche
Laisser faire les rides
Laisser poindre l’aurore au bout de la nuit
Laisser faire le silence
Laisser faire le vide
Laisser craquer les nuages électriques
Laisser faire la page blanche
Laisser faire les rides
Laisser poindre l’aurore au bout de la nuit
Laisser faire le silence
Laisser faire le vide
Laisser craquer les nuages électriques
Laisser faire la page blanche
Laisser faire les rides
Laisser poindre l’aurore au bout de la nuit
Laisser faire le silence
Laisser faire le vide
Laisser faire la page blanche
Laisser poindre l’aurore au bout de la nuit
L’homme de paille
Je me bats pour attirer l’attention
J’agite mes bras dans touts les sens ici et là
Moi je veux prendre la main, chacun son tour
Même de paille
Je me sens un être puissant
Je f’rai tout pour vous plaire
Tout pour me dérober
A moi l’or, à moi les clefs du royaume
A moi les terres, à moi l’escorte et les femmes
A moi le père, à moi le fils, le saint esprit
Même de paille
Je me sens un être puissant
Je f’rai tout pour vous plaire
Tout pour me dérober
Agrippé au parachute en or
De mon coffre à jouets
J’ai le pouvoir
J’ai le pouvoir qu’on me donne
J’ai le pouvoir
J’ai le pouvoir qu’on me donne
J’ai le pouvoir
J’ai le pouvoir qu’on me donne
Et même de paille
Je me sens un être puissant
Je f’rai tout pour vous plaire
Tout pour me dérober
Agrippé au parachute en or
De mon coffre à jouets
15 ans
Y’a tell’ment d’choses à faire
Que ça m’donne envie de dormir
Y’a tell’ment d’choses à taire
Que ça m’donne envie de les dire
Y’a tell’ment d’choses à voir
Que j’préfère remettre mes lunettes
Tell’ment d’pétards mouillés
Que j’préfère jouer aux allumettes
Je fais des fouilles dans mon cerveau
Et je plante mes yeux dans la mer
Je suis en retard sur Woodstock
En avance sur la prochaine guerre
J’ai pris quinze ans hier
J’ai pris quinze ans hier
Tu m’dis non, j’te dis oui
Juste par plaisir du contre-pied
Si j’n’ai pas l’dernier mot
J’aurais au moins l’dernier pied d’nez
Je fais du bordel mon repère
Même si je vous encombre
J’ai pas besoin d’une bande
J’suis mieux tout seul avec mon ombre
Je fais des fouilles dans mon cerveau
Et je plante mes yeux dans la mer
Je suis en retard sur Woodstock
En avance sur la prochaine guerre
J’ai pris quinze ans hier
J’ai pris quinze ans hier
J’ai pris quinze ans
J’ai pris quinze ans
Je fais des fouilles dans mon cerveau
Et je plante mes yeux dans la mer
Je suis en retard sur Woodstock
En avance sur la prochaine guerre
J’ai pris quinze ans hier
J’ai pris quinze ans hier
J’ai pris quinze ans hier
J’ai pris quinze ans hier
J’ai pris quinze ans
J’ai pris quinze ans
Sans Toi
Sans tes grands yeux qui s’étonnent
Sans tous tes pourquoi
Sans ta petite voix
Sans tes cris, sans tes fous rires
Sans tes petites mains
Je ne suis plus rien
Sans tous ces bains qui débordent
Ces bateaux qui coulent
Ces ballons qui roulent
Sans ton monde au bord du mien
Tous tes jeux sans fin
Je ne suis plus rien
Crédits
Chant, chœurs, guitares, clavier, programmation batteries : Samuel Lonesome
Chant (Ecran) : Esteban Dissoubray
Chœur (Sans Toi) : Johanna Brioy
Mixage & Mastering : Franck Dhotel
Photo : Grégory Canu
Paroles & Musique : Samuel Lonesome
A mon fils Esteban ♥